Retour au blog

Qu'est ce que c'est ?

Il arrive que nous entretenions des relations dysfonctionnelles, sources de conflit et d’insatisfactions. Généralement nous y empruntons un rôles bien défini : victime, persécuteur ou sauveur.

Ces trois rôles ont été mise en lumière par le triangle de Karpman ou encore le triangle dramatique. On l'appelle ainsi car c'est également le genre de schéma que l'on retrouve dans les pièces de théâtre ou les histoires pour enfants avec un gentil sauveur, le méchant persécuteur et une malheureuse victime.


Dans ce schéma, la victime est au cœur de tout : sans elle il n'y a pas lieu d'avoir ni un sauveur ni un persécuteur.

Comment ça fonctionne ?

Dans notre vie nous nous sommes tous déjà retrouvés dans une de ces situations de façon inconsciente. D'ailleurs nous ne sommes pas fixés dans un rôle en particulier car la configuration de nos relations ainsi que le contexte peuvent changer. Mais il est intéressant de se rendre compte que nous avons tous une tendance à adopter un rôle plus qu'un autre.

Voyons les caractéristiques de chacun de ces rôles :
  • La victime :
- Comment agit-elle ? Elle attire l'attention sur elle en se positionnant comme inférieure, elle se plaint et refuse de trouver des solutions en répondant souvent "oui, mais".
- Pourquoi est-ce qu'elle fait ça ? C'est une position qui peut être confortable car la victime à le sentiment d'être irréprochable et que tout est de la faute de l'autre (le persécuteur). C'est une manière de fuir ses responsabilités et de ne pas subvenir à ses propres besoins en attendant que quelqu'un s'en charge (le sauveur).

  • Le sauveur :
- Comment agit-il ? Il aide et prend en charge les besoins de l'autre (la victime) jusqu'à l'infantiliser parfois alors que personne ne lui a demandé d'intervenir. Il a un très fort besoin de reconnaissance.
- Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Le sauveur est celui qui a le "beau rôle" car il sauve la victime de son persécuteur. Cela permet donc d'avoir une bonne image auprès des autres mais aussi d'avoir une meilleure estime de soi. Pourtant on s'aperçoit que bien souvent, le sauveur est une ancienne victime qui cherche à aider plutôt qu'à s'occuper de lui-même.

  • Le persécuteur :

- Comment agit-il ? Il cherche à dominer et à s'imposer face à la victime, souvent par l'agressivité et la critique. Il ne supporte pas de manquer de contrôle sur une situation.
- Pourquoi est-ce qu'il fait ça ? Ici cela peut paraître moins évident car personne ne veut être un persécuteur. Pourtant, le persécuteur n'a généralement pas d'intention malveillante. Ce rôle est un moyen pour lui de contrôler ce qui l'entoure et de se faire respecter. Il nie les besoins de l'autre (la victime) en n'écoutant que les siens.

Comment sortir de ce schéma ?

Connaître la position que l'on adopte le plus instinctivement est un premier pas pour évoluer dans ses relations. 

Ensuite, il peut être bénéfique de s'éloigner au maximum de ce triangle en "bloquant" la mise en place des rôles. Voici deux exemples :
  • Si une personne se plaint et joue le rôle de la victime, tentez de rester neutre afin de ne pas vous attribuer le rôle du sauveur ou du persécuteur. Ainsi vous ne jouerez pas le rôle complémentaire attendu et éviterez d'entrer dans un cercle vicieux.
  • Dans une approche bienveillante et empathique vous pouvez également questionner votre interlocuteur sur ses besoins et attentes. Si une personne se place dans l'un des trois rôles vous pouvez simplement lui demander de quoi est ce qu'il a besoin.

Cependant, il est parfaitement normal de se trouver dans une de ces positions de temps en temps car les relations ne sont jamais figées. Le tout est d'entretenir des relations qui vous apportent du positif et qui ne vous cloisonnent pas dans un rôle que vous ne voulez pas jouer.